Développement du pouvoir d’agir

Il est essentiel dans un premier temps de parler de capabilité, de développement personnel et d’intelligence collective.

La vie qu’une personne mène peut-être perçue et décrite comme une combinaison des actions qu’elle va accomplir et des états qu’elle va connaître et que l’on peut appeler – de manière générique – des fonctionnements. Ceux-ci comprennent des choses très élémentaires comme être bien nourri et en bonne santé ainsi que des états et actions plus complexes comme l’estime de soi, préserver sa dignité, mieux travailler ensemble, développer la coopération et ainsi de suite. La capabilité d’une personne renvoie aux diverses combinaisons possibles de fonctionnements, cette personne pouvant choisir de réaliser l’une ou l’autre.

Définition de la capabilité

Dans ce sens, la capabilité d’une personne correspond à la liberté qu’elle a de mener un certain mode de vie » (Nussbaum and Sen 1993, p. 3). Il affirme de même : « La ’capabilité’ d’une personne renvoie aux diverses combinaisons de fonctionnements qu’elle a la possibilité de réaliser. La capabilité est ainsi une sorte de liberté : la liberté réelle (substantive freedom) de réaliser des combinaisons alternatives de fonctionnements (ou, de manière moins formelle, la liberté de réaliser divers modes de vie) ».
(Cahiers d’économie Politique, Sen 1999, p. 75)

Capabilité: ce terme, quon aurait pu traduire par «capa­cité» en français, s’il ne contenait l’essentiel de la théorie de la justice sociale développée par l’économiste et philosophe Amartya Sen1 depuis les années 1980. Selon A. Sen, comme pour Martha Nussbaum2, la «capabilité» désigne la possibilité pour les individus de faire des choix parmi les biens qu’ils jugent estimables et de les atteindre effectivement.

Cette notion de capabilité rejoint la notion de pouvoir d’agir derrière laquelle il existe différents courants d’idées et de pratiques. « On peut citer des références anciennes (Saul Alinsky – Etats-Unis, Paulo Freire – Brésil) et contemporaines (Neil Chambers – Grande-Bretagne, Yann Le Bossé – Québec, Rajagopal – Inde, Michel Séguier – France, etc). Ces courants présentent des éléments de culture commune, notamment.

1 Amartya Sen : appliquée à l’économie du bien-être et du développement, cette approche par les « capabilités » l’a amené à concevoir l’Indice de développement humain (IDH) en 1990, mesuré depuis chaque année par le Programme des Nations unies pour le développement

2 Martha Nussbaum : Entre autres, elle écrit un manifeste qui notament propose que « au lieu de former un citoyen qui tente de monter dans les hiérarchies sociales, il serait préférable de former un citoyen démocratique, c’est-à-dire un citoyen capable de débattre, de penser et doté d’émotions morales. Pour y arriver, elle affirme qu’il faut freiner la « pédagogie paralysante », c’est-à-dire une pédagogie conservative, dont le contenu relève de « traditions mortes et contraignantes » et qui se réfère à des classiques, présentés comme des autorités, », et revendiquer une « pédagogie socratique », une pédagogie qui donne les bases nécessaires à la formation de citoyens démocratiques.

Culture du pouvoir d'agir

Dans la vie citoyenne, le pouvoir d’agir désigne la possibilité pour les citoyens d’être acteurs des transformations de la société c’est-à-dire :

Accompagnement des équipes managériales

Dans la vie citoyenne, le pouvoir d’agir désigne la possibilité pour les citoyens d’être acteurs des transformations de la société c’est-à-dire :

Ce cadre du pouvoir d’agir donne une dimension importante au vivant aux relations et permet de donner un cap aux actions à mener. Cette dimension psycho social de la capabilité se prolonge dans le Développement du pouvoir d’Agir (DPA). Lorsque l’on parle de DPA, on évoque « un processus par lequel des personnes accèdent ensemble ou séparément à une plus grande possibilité d’agir sur ce qui est important pour elles-mêmes, leurs proches ou la collectivité à laquelle elles s’identifient1 »

Développement du Pouvoir d’Agir

Le développement du pouvoir d’agir ? Au cœur de ma pratique de formatrice, il me permet de prendre de la hauteur tant au niveau du déroulé pédagogique que des objectifs de la formation. Ainsi je vise l’autonomie des personnes accompagnées. Je vise également la contribution de chacun à améliorer leur vie ou leur environnement.

Et j’aspire à ce que, au-delà de la formation. Chaque personne puisse à son pareil. De ce qu’elles auront vécu. Pour le réintroduire dans leur quotidien personnel où professionnel. Cette notion du développement, du pouvoir d’agir pour moi regroupe tellement de dimension. Et, en tant qu’ancienne ergothérapeute, ancienne dirigeante, c’est vraiment ce que j’ai eu à cœur de mettre en œuvre. Permettre à chacun. D’avoir les moyens de se mettre en mouvement en fonction de ce qui est bien en même temps pour lui et sa communauté et son environnement. C’est aussi pour moi une façon de contre-carrer des dynamiques de soumission des dynamiques de manipulation pour redonner à chacun la dimension du choix. : Est-ce que je veux, est ce que je ne veux pas ? Est-ce que c’est bon ? Et au nom de quoi ? ce qui revient à chaque fois. A questionner la dimension du sens et permet d’agir en conscience.

La Capabilité, l’empowerment, l’empuissancement, Le pouvoir d’agir, le développement du pouvoir d’agir est pour moi une inspiration qui me permet de contribuer, dans l’instant présent au futur.